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Quel traitement Covid-19 envisagé ?

Les caractéristiques de l’épidémie COVID-19 évoluent si vite que les positions des experts doivent s’y adapter, parfois en renonçant à des choix thérapeutiques ou de santé publique préexistants ou, à l’inverse, en révisant leurs premiers avis négatifs.
La recherche d’un traitement efficace contre le SARS-CoV2 a un double objectif :
  1. accélérer la guérison des malades
  2. diminuer la durée du portage viral de façon à limiter la transmission.

Par ailleurs, le repositionnement médicamenteux, c’est-à-dire l’emploi d’une molécule déjà commercialisée et utilisée dans d’autres indications, permet d’économiser beaucoup de temps puisque l’on connaît déjà l’effet de certaines posologies, les interactions médicamenteuses, la tolérance,

Et C’est aujourd’hui la chloroquine qui semble faire son retour (l’hydroxychloroquine PLAQUENIL).
Après des jours de controverse, le gouvernement a finalement autorisé l’utilisation de la chloroquine, molécule utilisée contre le paludisme, pour traiter les patients atteints du nouveau coronavirus.
En effet, ce jeudi 26 mars, Olivier Véran, le ministre de la Santé a tranché : « la prescription de la chloroquine est donc possible à l’hôpital, si le médecin le juge utile et sans attendre les résultats des essais cliniques en cours ».
Une nouvelle dont s’est réjoui l’infectiologue marseillais Didier Raoult, promoteur de cet antidote et auteur d’une étude sur le sujet, sur Twitter.

 

Mais c’est quoi en fait la CHLOROQUINE ?

La chloroquine est un antipaludique. Sa mise sur le marché remonte aux années 1949-1950. Et sa molécule de synthèse, la chloroquine phosphate, en fait le médicament qui a été le plus utilisé, avec la quinine, sur le plan curatif et préventif pour lutter contre le paludisme.

Cette molécule possède par ailleurs des effets anti-inflammatoires notamment exploités dans le traitement de la polyarthrite rhumatoïde et du lupus érythémateux disséminé, ainsi que des effets antiviraux découverts au milieu des années 1990 : en modifiant le pH d’organites intracellulaires appelés lysosomes, la chloroquine phosphate empêcherait certains virus d’infecter les cellules.

 

La CHLOROQUINE toujours en test

Même si l’autorisation a été donné il y 2 jours, à ce jour, un grand essai mené sur 3200 Européens atteints du coronavirus dont 800 patients français est toujours en cours sous la coordination de l’Inserm.  L’analyse de l’efficacité et de la sécurité du traitement sera évaluée 15 jours après l’inclusion de chaque patient. Cinq hôpitaux français participe  (Paris – hôpital Bichat-AP-HP, Lille, Nantes, Strasbourg, Lyon) puis d’autres centres pour arriver au moins à une vingtaine d’établissements participants.

En Chine, une vingtaine d’essais cliniques sont en cours pour analyser l’efficacité de cette molécule chez des patients infectés par le SARS-CoV-2. Mais déjà les premiers essais sont très encourageants.

En effet, une étude multicentrique chinoise pilotée par le département de pharmacologie de l’université de Qingdao (province du Shandong, Chine de l’Est), a rapporté les faits suivantsi

1. In vitro, de faibles concentrations de chloroquine phosphate bloquent la pénétration du Covid-19 dans les cellules, ce qu’une quinzaine de laboratoires chinois différents ont pu observer.

2. A l’appui de ces données, un essai a été conduit dans dix hôpitaux chinois (dont un à Wuhan, épicentre de l’épidémie, un autre à Pékin, un troisième à Shanghai, etc.) sur plus de 100 patients infectés, avec pneumonie avérée. La chloroquine administrée oralement à la posologie de 500mg/jour pendant dix jours (loin des doses toxiques de 2 grammes et plus) s’est révélée plus efficace qu’un traitement contrôle dont la teneur n’a cependant pas été décrite par les auteurs.

75 % des sujets ayant reçu 600 mg/ jour ont éliminé le virus en moins d’une semaine

Dans la foulée, l’étude non randomisée conduite en France chez 24 patients par le Pr Didier Raoult, chef de l’Institut hospitalo-universitaire de Marseille, a conclu dans le même sens : 75 % des sujets ayant reçu 600 mg/ jour du produit sous forme d’hydroxychloroquine sulfate (le profil de tolérance est meilleur que la chloroquine phosphate pour une efficacité équivalente) ont éliminé le virus en moins d’une semaine, et en six jours seulement quand l’hydroxychloroquine sulfate, dont le nom commercial est le Plaquénil, a été associée à l’azithromycine, un antibiotique qui prévient les surinfections bactériennes et possède quelques propriétés antivirales

 

Et la suite alors ?

Malgré cette première validation et la piste de la CHLOROQUINE choisie en priorité car estimée les plus pertinente, un nombre très important d’essais, avec des pistes moins évidentes, a été mis en place afin d’essayer de trouver le plus rapidement possible un ou des traitements efficaces. C’est notamment la cas de l’association antivirale lopinavir/ritonavir (KALETRA et générique) dans la prise en charge thérapeutique du COVID-19.
Je vous laisse soin de lire l’article VIDAL du 27 mars Les essais thérapeutiques en cours contre la COVID-19.

Pour l’heure, le ministre de la Santé a signé un décret pour encadrer la dispensation de l’hydroxychloroquine (PLAQUENIL) et de l’association antivirale lopinavir/ritonavir (KALETRA et générique). Outre l’utilisation en milieu hospitalier, L’ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) demande aux pharmaciens d’officine :

  • de ne délivrer PLAQUENIL, KALETRA et son générique que sur prescription médicale,
  • pour PLAQUENIL, restriction des modalités de délivrance : seules les prescriptions initiales émanant des rhumatologues, internistes, dermatologues, néphrologues, neurologues et pédiatres et les renouvellements émanant de tout médecin peuvent donner lieu à une délivrance ;
  • pour KALETRA et son générique, délivrance selon les modalités habituelles : seules les prescriptions initiales hospitalières et les renouvellements d’ordonnance émanant de tout médecin peuvent donner lieu à la délivrance.

Surveillance des commandes et interdiction d’exportation
Concernant la problématique de l’approvisionnement, l’ANSM indique surveiller étroitement les commandes en PLAQUENIL et KALETRA, ainsi que l’état des stocks de ces médicaments.
Les exportations de ces spécialités par les grossistes répartiteurs sont interdites (conformément aux décrets du 25 mars 2020 et du 26 mars 2020).

L’Agence a également demandé aux laboratoires Sanofi Aventis, Abbvie et Mylan de livrer dès que possible et en quantité suffisante, les grossistes-répartiteurs et les pharmacies en PLAQUENIL, KALETRA et LOPINAVIR/RITONAVIR MYLAN, à hauteur des commandes habituelles.

 

En Attendant, me direz-vous ?

Et bien on pense aux plantes, ferments lactiques, shoot de vitamines (Vit du groupe B, vitamine C…), huiles essentielles..qui sont autant de manières existantes pour stimuler vos anti-corps. Retrouvez les différentes façon de vivre la maladie au mieux, de manière saine et naturelle dans le prochain article « Comment booster mon système immunitaire ? ».

Evidemment je reste disponible par téléconsultation en cas de question et/ou prise en charge de symptômes ne nécessitants pas de soins hospitaliers ICI SUR DOCTOLIB.

 

Bon courage à tous et prenez grand soin de vous et vos proches.

 

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